Chomsky occupy

Occupy_Wall_Street_12
Photo : A.Fradkin
Dans Occupy, Chomsky souligne que l’un des plus grands succès du  mouvement est de mettre les inégalités de la vie quotidienne à l’ordre  du jour, influençant la presse, sensibilisant le public et le discours  lui-même.
« En 30 ans de lutte des classes, Occupy, dit Noam Chomsky, est une réaction populaire des plus importantes », un mouvement initié par les gens de la rue et qui commence à New York le 17 Septembre 2011 ; ce mouvement se propage rapidement en de très nombreux lieux à travers le monde. Bien que la police ait perquisitionné et fermé la plupart des campements d’origine, début 2012, on note que le mouvement se déploie très largement dans la conscience populaire. L’énergie d’Occupy provient de l’indignation que ressentent tous les gens ignorés confrontés à une injustice sans cesse accrue. Voir des milliards de dollars d’impôts utilisés pour le maintien des banques, alors que ces mêmes banques chassent hors de chez eux les populations, provoque la colère de millions de personnes. Voir des milliards de dollars recueillis pour payer les guerres dévastatrices en Irak et en Afghanistan tandis que les politiciens font des coupes claires dans les services sociaux est tout aussi épouvantable. La contrainte économique est la face visible du problème, la crise politique de la démocratie représentative la soustend. Chomsky aborde ces questions à travers un plaidoyer du contrôle par le travailleur, et la discussion sur l’importance de redéfinir des idées telles que la croissance. Continuer avec le modèle dominant, dit-il, c’est se mettre en position d’équilibre fragile, tout près du gouffre, tels des « lemmings au bord de la falaise ». Pour remédier à cela, il encourage la diffusion des idées pour « un mode de vie différent » basé non sur l’optimisation de notre pouvoir d’achat mais sur « l’optimisation des valeurs importantes pour la vie ».
Editions de l’Herne Janvier 2013

Left

Oui, la gauche américaine existe bel et bien, et le récent mouvement Occupy Wall Street en porte le drapeau, mais qui connaît son histoire ? Ce livre dévoile deux siècles méconnus d’une vraie gauche, morale, sociale, antiraciste, égalitariste, féministe et aujourd’hui écologiste, qui ne saurait rentrer dans le cadre conformiste et cravaté du Parti démocrate, et agit le plus souvent hors du ballet bien réglé que mènent les deux grands partis « de gouvernement ».

Cette gauche, on la voit apparaître, se battre, penser et gagner, lors du débat sur l’ ’abolitionnisme qui ne prend fin qu’’ avec la guerre de Sécession. Une deuxième fois entre 1880 et le New Deal de Roosevelt, sous des formes sociales et même socialistes nettement affirmées. Enfin, une troisième fois au cours des fameuses « Sixties » et de ce qui s’’ en suivit, à savoir un mouvement de protestation radical, multiforme, se réorganisant sans cesse et inventant un nouveau Nouveau Monde.

Howard Zinn

« On ne peut pas être neutre dans un train en marche » H.Zinn

Militant politique puis universitaire militant, Howard Zinn n’a jamais redouté de s’engager au service des Américains, dont il a écrit l’histoire « par en bas », mémoire du peuple plutôt que mémoire des Etats. Radical, pacifiste, Zinn voyait « dans  les plus infimes actes de protestation les racines invisibles du changement social ».  Pour lui, les héros des Etats-Unis n’étaient ni les Pères fondateurs, ni les présidents, ni les juges à la Cour Suprême, ni les grands patrons, mais les paysans en révolte, les militants des droits civiques, les syndicalistes, tous ceux qui s’étaient battus, parfois victorieux, parfois non, pour l’égalité. Son Histoire populaire des Etats-Unis, publiée en 1980, a été lue par des millions d’Américains et traduite presque partout dans le monde, y compris tardivement en France (éditions Agone). Elle constitue une lecture irremplaçable. Le monde diplo.2010

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1857