Rapport de l’ACRO

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Déchets nucléaires, le cauchemar continue

Ce matin, l’ACRO (association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest) laboratoire indépendant, a publié un rapport sur la qualité radiologique des eaux souterraines au droit du Centre de Stockage de la Manche (CSM). Le contrôle des rejets du centre de stockage est en effet un élément essentiel de la surveillance du site …

Les conclusions de ce rapport sont accablantes : le centre de stockage de déchets nucléaires de la Manche présente des fuites qui polluent la nappe phréatique dans des proportions largement supérieures aux chiffres publiés par l’Andra (agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). Lire l’intégralité du rapport de l’ACRO

Les déchets stockés dans ce centre laissent du tritium (élément radioactif) se déverser dans le sol. La pollution en tritium des nappes phréatiques a pour point de départ une contamination massive des eaux souterraines et superficielles survenue en 1976. Mais l’ACRO note dans son rapport que la pollution n’a pas encore disparu. Si elle a globalement diminué, la contamination des eaux souterraines peut encore atteindre 150 000 Becquerels/Litre dans certaines zones.

Or, cette contamination aurait du baisser si l’on considère la décroissance logique de la radioactivité et le renouvellement des eaux. On ne peut donc pas exclure que le CSM continue à alimenter les nappes phréatiques en tritium.

Dans la Manche, des déchets classés faiblement radioactifs

Les déchets stockés dans la Manche font partie de la catégorie des faiblement radioactifs et ayant une durée de vie courte.

Dans la classification de l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs), les déchets de faible et moyenne activité à vie courte sont essentiellement des déchets liés à la maintenance (vêtements, outils, gants, filtres…) et au fonctionnement des installations nucléaires (traitements d’effluents liquides ou gazeux). Ces déchets sont également issus de laboratoires de recherche, d’hôpitaux, d’universités… ou d’opérations d’assainissement et de démantèlement. Après avoir été stockés au Centre de stockage de la Manche, aujourd’hui fermé et surveillé par l’Andra, les déchets FMA-VC sont accueillis dans un centre exploité par l’Andra dans le département de l’Aube depuis 1992. Plus de 10 000 m3 y sont stockés chaque année.

Malgré cette classification, le rapport dévoilé par l’ACRO aujourd’hui pointe une terrible évidence : l’Andra n’arrive pas à gérer ces déchets sur quelques dizaines d’années !

classification des déchets radioactifs - (c) Andra

classification des déchets radioactifs – (c) Andra

Déchets nucléaires : un problème insoluble

L’industrie nucléaire est aujourd’hui dans l’incapacité à résoudre le problème des déchets. Les solutions proposées, à commencer par les centres de stockage ont prouvé leur inefficacité, voire pire, leur dangerosité. Dès lors, nous ne pouvons que dénoncer le débat organisé sur le centre de stockage de Bure : comment discuter sereinement d’un projet de stockage des déchets les plus fortement radioactifs qui nous engagerait sur des milliers d’années ? Avant même de parler de Bure, essayons de régler les problèmes que nous avons déjà !

Greenpeace suspend sa participation au débat public sur le projet CIGEO – Bure tant que les autorités n’auront pas présenté un plan d’action satisfaisant pour résoudre les problèmes dénoncés par l’Acro au centre de stockage de la Manche : reprise, tri et reconditionnement des déchets ainsi que décontamination de la nappe phréatique et du site.

Les déchets, tabou du nucléaire

Les déchets sont le point faible du nucléaire, son talon d’Achille : l’industrie nucléaire jouit d’une image “fascinante” pour le public. Pour beaucoup, l’énergie atomique est une prouesse scientifique nationale incroyable, le fleuron du “made in France”. C’est ainsi que la présente les responsables politiques et industriels … Mais la question des déchets fait tâche dans la toute puissance de l’atome. Car aucune solution acceptable n’existe.

Nous savons que la seule solution possible pour les déchets nucléaires est d’arrêter d’en produire.

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Potentiel géothermique occulté de Bure : les associations assignent l’Andra en responsabilité pour faute

mardi 30 avril 2013

Communiqué de presse commun du Réseau « Sortir du nucléaire » et des associations BureStop55, MIRABEL Lorraine Nature Environnement, Les Habitants Vigilants du canton de Gondrecourt-le-Château, CEDRA52 et ASODEDRA- 30 avril 2013

Potentiel géothermique occulté de Bure : les associations assignent l’Andra en responsabilité pour faute

Le Réseau « Sortir du nucléaire » et les associations BureStop55 (Meuse), MIRABEL Lorraine Nature Environnement (Mouvement InterAssociatif pour les besoins de l’Environnement en Lorraine), Les Habitants Vigilants du canton de Gondrecourt-le-Château (Meuse), CEDRA52 (Haute-Marne) et l’ASODEDRA (Vosges) assignent l’Andra en responsabilité pour faute. L’Andra a délibérément dissimulé l’intérêt de la ressource géothermique à Bure afin de favoriser l’implantation de CIGÉO, le site national prévu pour l’enfouissement des déchets radioactifs en profondeur.

L’Andra annonce un potentiel géothermique médiocre à Bure…
Depuis 1994, l’Andra cherche à implanter à Bure (Meuse) un site d’enfouissement de déchets en profondeur. En 2008, elle fait effectuer un forage profond pour vérifier le potentiel géothermique de la région. En effet, le Guide de sûreté relatif au stockage définitif de 2008 énonce qu’on ne doit pas enfouir des déchets radioactifs à l’aplomb d’une ressource géothermique. L’Andra annonce alors un débit de 5m3/h. Comparant ce débit aux « 150 à 400 m3/h » des exploitations géothermiques, elle martèle que le potentiel géothermique est « faible », « médiocre », sans intérêt.

… mais a délibérément faussé le forage !
Ce que l’Andra s’est bien gardée de dire, c’est qu’elle avait fait prévoir une pompe dont le débit maximal était de 6 m3/h.
Ce que l’Andra s’est bien gardée de dire, c’est que l’appareillage était obstrué par des boues.
Ce que l’Andra s’est bien gardée de dire, c’est qu’elle a imposé de laisser à nu 90 mètres de roche argileuse friable juste au-dessus des mesures. Les débris d’argile tombés dans le forage ou arrachés par le passage des outils ont été à l’origine de dysfonctionnements fatals (tests inexploitables, perte d’une coûteuse sonde CNRS, etc.).
Ce que l’Andra s’est bien gardée de dire, c’est qu’elle n’a pas respecté son propre cahier des charges pour les tests.
Ce que l’Andra s’est bien gardée de dire, c’est qu’il existe un potentiel géothermique plus profond donc plus chaud (100°C et plus), d’une épaisseur exceptionnelle à l’aplomb de Bure. L’Andra a trompé tout le monde, y compris les scientifiques, et en particulier la communauté des géologues.

Face aux manipulations de l’Andra, les associations saisissent la justice
Mise en demeure pour faute le 19 décembre 2012 par les associations, l’Andra, par réponse du 18 janvier 2013, a reconnu que la ressource géothermique à l’aplomb du site de Bure était « bonne ». Mais elle refuse d’en tirer les conséquences et cherche à tromper une nouvelle fois, en utilisant à mauvais escient des cartes qui répertorient le potentiel géothermique à très faible profondeur. Destinées à l’installation de pompes à chaleur, ces cartes n’ont strictement rien à voir avec la géothermie profonde.

Les associations se tournent aujourd’hui vers la justice afin que la faute de l’Andra soit reconnue. Alors que la France doit changer d’urgence de modèle énergétique, l’Andra a choisi de dissimuler une ressource en énergie renouvelable pour imposer une installation nucléaire qui risque de contaminer toute une région !

Retrouvez le dossier technique sur le potentiel géothermique de Bure :
http://groupes.sortirdunucleaire.or…

Explication en vidéo par Antoine Godinot, docteur en géologie :
http://www.youtube.com/watch?v=xmns…

Contacts presse :

Aspects techniques :
Antoine Godinot (docteur en géologie) – 03 52 45 01 29

Aspects juridiques :
Marie Frachisse (juriste, Réseau « Sortir du nucléaire) – 07 62 58 01 23
Etienne Ambroselli (avocat) – 06 09 30 80 67

Associations :
Nadine Schneider (BureStop 55) – 06 85 50 82 77
Romain Virrion (hydrogéologue, Mirabel) – 09 81 98 30 12

Chargée de communication :
Charlotte Mijeon – 06 64 66 01 23

Stop mox

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Après avoir contaminé le Japon en lui vendant le combustible MOX qui a fondu dans le réacteur n°3 de Fukushima Daiichi, Areva s’apprête sans aucun scrupule à envoyer de nouveau la même substance mortifère vers les centrales japonaises. En solidarité avec le peuple japonais, le Réseau « Sortir du nucléaire » demande l’annulation de ce convoi absurde et dangereux et appelle à la mobilisation.

Areva le pollueur récidive sans scrupules

Il y a deux ans, trois réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi ont subi une explosion nucléaire et leurs cœurs sont entrés en fusion, dispersant dans l’eau et dans l’air des radioéléments qui ont contaminé des régions entières pour des siècles. En particulier, le réacteur n°3 contenait depuis quelques mois du MOX, un dangereux combustible à base de plutonium qui sortait tout droit des usines françaises d’Areva.

Le cynisme n’a pas de limites pour Areva. Après avoir contribué à la contamination massive, puis s’être fait pompier-pyromane en décrochant le marché de la dépollution des eaux radioactives de Fukushima [1], elle se prépare maintenant à envoyer de nouveau du MOX au Japon !

Un transport imminent et honteux

En janvier 2011, une cargaison de MOX fabriquée à l’usine MELOX (Marcoule) avait été livrée à l’usine Areva de La Hague pour un envoi vers les réacteurs de Fukushima Daiichi 3, Hamaoka 4 et Takahama 3. Prévu pour avril 2011, le convoi avait été annulé du fait de l’accident nucléaire. Or selon des informations de Greenpeace confirmées par Areva, le MOX devrait bientôt reprendre la route du Japon après deux ans d’entreposage à La Hague. Aujourd’hui, nous pouvons affirmer avec quasi-certitude que le convoi devrait quitter le port de Cherbourg dans la semaine du 14 au 19 avril.

Le MOX est destiné au réacteur 3 de la centrale de Takahama, que Kansai Electric Power (KEPCO) souhaite remettre en marche dès juillet 2013. Mais l’autorité de sûreté japonaise a exigé la réalisation de travaux obligatoires avant toute autorisation de redémarrage. Or KEPCO a annoncé que ceux-ci ne s’achèveraient pas avant mars 2015. Dans un pays meurtri par l’accident, alors que les associations japonaises se battent contre le redémarrage des réacteurs, cet envoi honteux et absurde de MOX n’a donc aucun sens. Mais Areva s’en moque, ne tenant compte que de ses intérêts étroits : respecter ses engagements commerciaux et se débarrasser coûte que coûte d’un combustible qui s’use si l’on ne s’en sert pas [2]

Le MOX : un combustible dangereux et une supercherie qui entretient le mythe du recyclage des déchets radioactifs

Après utilisation dans les réacteurs, le combustible nucléaire usé est « retraité », une opération qui consiste uniquement à en séparer les différents éléments radioactifs. Seul le Plutonium 239, qui ne représente qu’une infime partie de ceux-ci, est effectivement réutilisé, entre autres pour la fabrication de bombes… et du MOX, combustible extrêmement dangereux et toxique [3].

Loin du mythe du recyclage et d’une gestion maîtrisée, le retraitement est un leurre. L’industrie nucléaire est en réalité incapable de gérer ses déchets ainsi que l’ensemble des matières radioactives qui s’accumulent depuis des décennies. Il en va de même d’un bout à l’autre de la chaîne du combustible, dont chaque étape (extraction, enrichissement, utilisation dans les réacteurs, retraitement…) engendre des pollutions radioactives, nécessite des transports dangereux, expose les populations à des risques inacceptables et produit des déchets qui resteront radioactifs et nocifs pendant des milliers d’années.

Inacceptables en France, ces risques ne doivent surtout pas être imposés aux autres pays par le lobby nucléaire français, et encore moins dans un pays subissant une telle catastrophe ! Le Réseau « Sortir du nucléaire » exige l’annulation de ce convoi honteux et appelle, en solidarité avec peuple japonais, à la mobilisation contre ce nouveau transport.



Contacts presse :

Marc Saint Aroman – 05 61 35 11 06

Laura Hameaux – 06 85 23 05 11

Chargée de communicationCharlotte Mijeon – 06 64 66 01 23

Les poubelles du nucléaire

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La hague:

Y-a-t-il plus de tritium – de l’hydrogène radioactif – dans les eaux de la Manche que dans celles du Pacifique, à proximité de la centrale de Fukushima ? C’est ce qu’affirme l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO), qui a mesuré, le 17 octobre 2012, une concentration en tritium de 110 becquerels par litre d’eau dans la baie d’Ecalgrain. A quelques pas de de l’usine Areva de La Hague, dans la Manche.

Une quantité anormale : l’ACRO relève habituellement moins de 27 becquerels par litre d’eau. « En dix ans de surveillance mensuelle à Goury (ndlr : au cap de la Hague), de 1998 à 2007, l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire ) n’a jamais mesuré de concentration supérieure à 33,3 Bq/L »,  écrit l’association dans son communiqué. L’ACRO rappelle également que la concentration naturelle de tritium est de l’ordre de 0,1 Bq/L.

Parmi les mesures qu’elle effectue régulièrement, l’entreprise Areva, qui exploite le site de la Hague, dit n’avoir rien remarqué d’anormal. Ses installations nucléaires rejettent des effluents liquides radioactifs directement dans la mer, au large. Une pratique encadrée par des autorisations spécifiques. L’idée est de diluer ces liquides radioactifs dans les eaux de la Manche, afin de les rendre inoffensifs. Peu importe que les rejets radioactifs se déplacent ensuite, au gré des courants, le long des côtes de la Basse-Normandie.

« Les seules usines de retraitement d’Areva à La Hague (Manche) et de Sellafield (sa cousine anglaise) constituent le rejet radioactif le plus important au monde résultant d’une activité humaine, indique Greenpeace. L’organisation environnementale cite un rapport réalisé en 2001 pour le compte du Parlement européen, qui conclut que ce rejet est équivalent à un accident nucléaire à grande échelle chaque année. « Plusieurs études ont d’ailleurs établi une recrudescence statistiquement importante de leucémie dans la région de La Hague », ajoute l’ONG.

Mais pour le chef de l’Autorité de sûreté nucléaire, Simon Huffeteau, le taux de tritium mesuré par l’ACRO n’est pas inquiétant. « C’est une valeur qui est ponctuelle, qui ne représente pas d’enjeu sanitaire », explique-t-il. Une valeur ponctuelle pourtant largement supérieure aux mesures effectuées début mars, dans les eaux du Pacifique à proximité de Fukushima (13 Bq/l) et au large (3 Bq/l). Que s’est-il donc passé à la Hague, s’interroge l’ACRO ?

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Bure :

Le Réseau « Sortir du nucléaire » et les associations
Burestop 55 (Meuse), Mirabel (Mouvement InterAssociatif pour les Besoins de l’Environnement en Lorraine), Asodedra (Vosges), Cedra (Haute-Marne) et les Vigilants de Gondrecourt (Meuse) mettent en demeure l’Andra de s’expliquer sur la dissimulation du potentiel géothermique à Bure, là où est prévu le site national d’enfouissement de déchets radioactifs en profondeur dénommé CIGEO.

Les associations s’appuient sur les travaux du géologue indépendant Antoine Godinot, qui a mené une analyse critique des rapports de l’Andra concernant le potentiel géothermique dans la région de Bure.
La Règle Fondamentale de Sûreté (remplacée par le Guide de sûreté) énonce qu’il ne peut y avoir de stockage de déchets radioactifs à l’aplomb de ressources potentiellement exploitables. La géothermie fait partie de ces ressources. L’Andra a conclu, à l’issue d’un forage profond réalisé en juin 2008, à la médiocrité du potentiel géothermique à Bure : débit de 5 m3/h.
Or les travaux d’Antoine Godinot, géologue indépendant, démontrent que l’Andra a souhaité conclure de la manière qui l’arrangeait le mieux. En effet, en dépit des règles en la matière, l’Andra n’a pas fait enlever la boue spécifique de forage et en a fait injecter dans les tuyaux de l’appareillage. Il en a résulté une obstruction externe et interne de la crépine (seule partie du tubage pourvue d’ouvertures, sous forme de très fines fentes horizontales, destinée à laisser passer l’eau lors du test). Le débit observé de 5 m3/h n’a donc aucune valeur. Le test a pourtant montré que l’aquifère était aussi bon que les exploitations parisiennes en service depuis plus de 30 ans.
[photo en pièce jointe]
Les associations souhaitent porter à la connaissance de la presse l’ensemble des éléments du dossier, et mettent l’Andra en demeure de fournir des explications sur cette dissimulation.
Veuillez trouver en pièce jointe notre analyse détaillée, ainsi que la lettre de mise en demeure et le texte du Guide de sûreté.

http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article499

Fermez-les !

Ce matin à l’aube, des activistes ont projeté un immense message sur la centrale nucléaire de Fessenheim (Alsace).  Le message ?  “Pourquoi seulement moi ?“.

Cette action accompagne la publication d’un rapport qui révèle et analyse les cinq centrales nucléaires françaises à fermer en priorité : Blayais, Bugey, Fessenheim, Gravelines et Tricastin.

(c) Nicolas Chauveau / Greenpeace photo : (c) Nicolas Chauveau / Greenpeace

Dans la Manche, plus de radioactivité qu’à Fukushima ?

Par Simon Gouin (29 mars 2013)

Y-a-t-il plus de tritium – de l’hydrogène radioactif – dans les eaux de la Manche que dans celles du Pacifique, à proximité de la centrale de Fukushima ? C’est ce qu’affirme l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO), qui a mesuré, le 17 octobre 2012, une concentration en tritium de 110 becquerels par litre d’eau dans la baie d’Ecalgrain. A quelques pas de de l’usine Areva de La Hague, dans la Manche.

Une quantité anormale : l’ACRO relève habituellement moins de 27 becquerels par litre d’eau. « En dix ans de surveillance mensuelle à Goury (ndlr : au cap de la Hague), de 1998 à 2007, l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire ) n’a jamais mesuré de concentration supérieure à 33,3 Bq/L »,  écrit l’association dans son communiqué. L’ACRO rappelle également que la concentration naturelle de tritium est de l’ordre de 0,1 Bq/L.

Parmi les mesures qu’elle effectue régulièrement, l’entreprise Areva, qui exploite le site de la Hague, dit n’avoir rien remarqué d’anormal. Ses installations nucléaires rejettent des effluents liquides radioactifs directement dans la mer, au large. Une pratique encadrée par des autorisations spécifiques. L’idée est de diluer ces liquides radioactifs dans les eaux de la Manche, afin de les rendre inoffensifs. Peu importe que les rejets radioactifs se déplacent ensuite, au gré des courants, le long des côtes de la Basse-Normandie.

« Les seules usines de retraitement d’Areva à La Hague (Manche) et de Sellafield (sa cousine anglaise) constituent le rejet radioactif le plus important au monde résultant d’une activité humaine, indique Greenpeace. L’organisation environnementale cite un rapport réalisé en 2001 pour le compte du Parlement européen, qui conclut que ce rejet est équivalent à un accident nucléaire à grande échelle chaque année. « Plusieurs études ont d’ailleurs établi une recrudescence statistiquement importante de leucémie dans la région de La Hague », ajoute l’ONG.

Mais pour le chef de l’Autorité de sûreté nucléaire, Simon Huffeteau, le taux de tritium mesuré par l’ACRO n’est pas inquiétant. « C’est une valeur qui est ponctuelle, qui ne représente pas d’enjeu sanitaire », explique-t-il. Une valeur ponctuelle pourtant largement supérieure aux mesures effectuées début mars, dans les eaux du Pacifique à proximité de Fukushima (13 Bq/l) et au large (3 Bq/l). Que s’est-il donc passé à la Hague, s’interroge l’ACRO ?

Mox : Areva toujours au Japon

dossier-greenpeace

http://www.arte.tv/fr/le-monde-apres-fukushima/7359740.html

La catastrophe nucléaire de Fukushima a commencé il y a deux ans, déjà. Elle n’est toujours pas terminée. Et la France s’apprête pourtant à expédier une cargaison de combustible au plutonium (Mox) vers le Japon. Le MOX, c’est ce combustible particulièrement dangereux, utilisé dans le réacteur n°3 de Fukushima.

Greenpeace révèle aujourd’hui l’existence de ce transport, comme elle l’avait fait lors d’un précédent projet.

A ce jour nous ne connaissons pas encore la date exacte de ce transport, mais l’ensemble des éléments recoupés, en provenance du Royaume-Uni, du Japon et de France, nous indiquent que ce transport partira de Cherbourg dans les premiers jours d’avril 2013.

La très longue route du MOX

Ce sont deux navires britanniques, le Pacific Egret et le Pacific Heron, de la compagnie PNTL (Pacific Nuclear Transport Limited, compagnie dont Areva est copropriétaire) qui seront en charge de transporter la cargaison.

Ils sont en cours de préparation dans le port anglais de Barrow-In-Furness et doivent prochainement rallier Cherbourg pour prendre en charge le combustible au plutonium à destination du Japon.

Pacific HeronLe Pacific Heron

Les conteneurs de type TN12/2 seront acheminés par la route du site d’Areva NC La Hague au port de Cherbourg à l’aide des camions “mille pattes” qui sont habituellement utilisés pour le transport des combustibles irradiés. Au vu de la quantité relativement limitée d’assemblages qui vont être transportés, on peut s’attendre à un seul transfert routier qui devrait se faire, comme à l’habitude, de nuit.

Mille PattesExemple de transport “mille pattes”

La France voudrait pousser le Japon à redémarrer le business du nucléaire

Sur les 54 réacteurs que compte le Japon, seuls les deux réacteurs de la centrale d’Ohï dans la Province de Fukui sur la côte de la mer du Japon ont été autorisés à redémarrer. Aucun réacteur fonctionnant avec ce combustible Mox n’est censé être remis en marche puisqu’une grande partie d’entre eux sont situés sur des failles sismiques actives.

A Fukushima, le cauchemar n’est pas terminé !

Les pêcheurs de la région ne pêchent plus que pour contribuer aux analyses techniques d’évaluation de la très forte contamination de l’océan. Les habitants se battent au quotidien contre la radioactivité pour tenter désespérément de décontaminer des villages et écoles. Dans la centrale de Fukushima des centaines d’ouvriers et ingénieurs tentent en vain de stabiliser la situation. La piscine du réacteur N°4 reste elle aussi toujours instable.

En expédiant malgré tout leur dangereuse et inutile marchandise, Areva et les autorités françaises veulent pousser les autorités japonaises à redémarrer plus de réacteurs.

Ce transport, scandaleux, doit être annulé ! Et si Areva ne prend pas ses responsabilités, c’est au gouvernement français d’imposer cette décision.

Dossier Greenpeace

Chaîne humaine du 9 mars

Pour l’arrêt du nucléaire civil et militaire : chaîne humaine édition 2013

Pour la deuxième année consécutive, le Réseau Sortir du Nucléaire et les associations partenaires, dont Greenpeace, organisent une grande chaîne humaine contre le nucléaire. Celle-ci aura lieu à Paris, le 9 mars prochain. La chaîne encerclera les lieux de pouvoir pour montrer la volonté des citoyen-ne-s de reprendre en main les décisions sur l’énergie. Rendez-vous est donc pris.

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Japon, le 11 mars 2011. Trois catastrophes ont eu lieu. Un séisme, un tsunami et un accident nucléaire. Une seule de ces catastrophes aurait pu être évitée…

La catastrophe nucléaire de Fukushima a commencé il y a deux ans, déjà. Mais elle n’est toujours pas terminée. Les réacteurs effondrés restent l’objet d’une surveillance constante, et les retombées de la catastrophe nucléaire de Fukushima sont encore en cours, pour des centaines de milliers de victimes au Japon, à qui une indemnisation juste, équitable, équilibrée est toujours refusée.

De plus en plus de pays font le choix de la sortie du nucléaire. Et c’est en descendant dans la rue, en se mobilisant par dizaines de milliers, que les Allemands ont obtenu une décision de sortie du nucléaire d’ici 2022. S’indigner, oui, mais surtout se rassembler : c’est en étant nombreux que nous sommes forts.


Le 9 mars 2013, rejoignez-nous à Paris lors de cet événement national pour mettre la pression sur les décideurs politiques et économiques. Nous vous donnons rendez-vous à Bercy – Place du bataillon du Pacifique – à 13h30 (plan & infos pratiques )

Soyez un maillon fort !

En plus de l’effort à la chaîne humaine, Greenpeace a décidé d’y ajouter une dimension symbolique, pour que notre message soit vu, entendu, écouté.

Et nous avons besoin de vous pour cela. Si vous souhaitez vous associer à notre activité, nous vous invitons à réaliser et à venir le Jour J, avec une grue en origami. Voici un excellent tutoriel, disponible sur le site Blue Marguerite.. Apportez votre grue à l’édifice, il vous suffit d’une feuille de papier format 21cm x 21cm !

Une grue ? Mais pourquoi ??

Parce que la grue est un symbole puissant au Japon : la légende des mille grues (千羽鶴, せんばづる, senbazuru ou zenbazuru)  raconte que si l’on plie mille grues en papier, on peut voir son vœu de santé, longévité, d’amour ou de bonheur exaucé.

Adhérents, militants, sympathisants, followers, likers, citoyens … Unis, nous témoignerons de notre solidarité avec le peuple japonais et nous exprimerons notre volonté de reprendre en main la politique énergétique française, pour sortir enfin du nucléaire.

Pour en savoir plus sur la Chaîne Humaine, vous inscrire, partager l’événement, le site dédié : chainehumaine.org