Nourrir les villes

wachsen_lassen112-1024x585

Kreuzberg Berlin

Différents modèles ont récemment vu le jour, qui sont aux antipodes les uns des autres. Entre une agriculture de plus en plus industrialisée et des productions bio, des potagers collectifs et des serres géantes, ce documentaire passe en revue quelques exemples. Près de Bangalore, en Inde, l’agronome néerlandais Pieter Smeets a ainsi créé un « agro-parc » géant, censé approvisionner la mégapole de façon plus efficace. Berlin, à l’inverse, est devenue la capitale de l’urban farming, ou agriculture urbaine, un mouvement qui a le vent en poupe. De nombreux projets se développent notamment sur l’ancien aéroport de Tempelhof et à Kreuzberg, à travers jardins partagés et réseaux de consommation locaux. À Bâle, Roman Gaus, lui, investit les toits d’usine pour faire de la pisciculture et du maraîchage. Des expériences qui, selon Felix zu Löwenstein, représentant de la filière bio allemande, ne suffiront pas à nourrir la ville de demain : dans son livre Food crash, il sonne l’alarme face à la disparition des terres agricoles.

http://www.arte.tv/guide/fr/047870-000/nourrir-les-villes

Agrochimie

imagesCA30Q9J7

28.05.2013Trois insecticides néonicotinoides viennent d’être officiellement interdits par la Commission européenne par publication d’un règlement au journal officiel du 25 mai. Sous son apparence positive, cette interdiction permet en fait l’usage de ces pesticides pour le traitement de sol ou de semences des céréales d’automne et betteraves (environ 5 millions d’hectares traités en France), ainsi que les pulvérisations foliaires après floraison pour la quasi totalité des autres cultures.

Pourtant, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a reconnu le risque présenté par ces produits pour les abeilles, et l’insuffisance de leur évaluation.

Par ailleurs, cette décision ne prend pas en compte les effets de la dissémination dans l’environnement par les poussières de semis et par les pulvérisations, ni ceux dus à la persistance dans les sols et les eaux.

Cette interdiction partielle et d’une durée trop courte de ces trois pesticides risque donc de ne pas avoir d’effet suffisant sur les ruches et l’agrochimie aura beau jeu de réclamer leur autorisation.

La Confédération paysanne demande au ministre de l’Agriculture de ne pas céder aux lobbys qui exercent leur influence jusque dans son administration, et d’aller au delà de la position de la Commission en interdisant les traitements pour les céréales d’automne et pulvérisations après floraison, comme le permet la réglementation européenne.

Discourir sur les pesticides et la santé au Sénat, et vouloir promouvoir l’agroécologie n’a de sincérité que si des actes concrets sont posés, la Confédération paysanne demande donc au ministre de ne pas tergiverser et de passer à l’acte.

Alternatives aux pesticides

tumblr_inline_mgd7ieu6Lt1rtg87j

Agriculture : un peu trop de pesticides dans l’air (du temps)

La France a bien du mal à se passer des pesticides … L’utilisation de pesticides (herbicides, fongicides et insecticides) en France, premier pays consommateur en Europe, a ainsi augmenté de 2,5% en 2011.

L’agriculture industrielle sur la sellette

L’actualité agricole ou plutôt l’actualité de l’agriculture intensive et industrielle est on ne peut plus fournie ces derniers temps … Les scandales alimentaires se multiplient. Et les enquêtes et études sur les doses importantes (et dangereuses !) de pesticides utilisées se multiplient.

Une enquête de l’EFSA vient de confirmer la présence importante de résidus de pesticides dans l’alimentation. Comme tous les ans, l’EFSA vient de publier son rapport sur les résidus de pesticides dans les aliments. La contamination des aliments reste à un haut niveau, avec 65% des fruits et 39% des légumes contenant des résidus en moyenne en Europe selon le plan de surveillance. En effet, selon l’enquête, le niveau de multirésidus est aussi toujours inquiétant.

Une étude menée par Générations futures, spécialiste des effets des produits phytosanitaires sur la santé et l’environnement, et le laboratoire d’analyses Kudzu Science, dans les vignobles de Listrac-Médoc, a montré la présence accrue de résidus d’herbicides, d’insecticides et de fongicides chez les quinze salariés qui se sont prêtés à l’étude.

Le déclin des abeilles et autres pollinisateurs est l’une des conséquences les plus visibles et les plus dramatiques de l’industrialisation de l’agriculture  et une famille d’insecticides en particulier, les néonicotinoïdes, les met particulièrement en danger. Ses effets sont dévastateurs pour les insectes pollinisateurs : ils provoquent notamment la perte du sens de l’orientation des abeilles, les empêchant de retrouver le chemin vers leur ruche et entraînant leur mort. L’usage de ces pesticides est l’une des raisons bien connues du déclin des abeilles (aux côtés du dérèglement climatique, du développement de parasites, de l’appauvrissement génétique, …) mais c’est surtout une cause sur laquelle on peut agir dès maintenant en interdisant leur usage.

Et face à tout ça ? On peut agir

Des initiatives fleurissent, de différentes associations, collectifs … Greenpeace est partenaire cette année de la semaine d’alternatives aux pesticides, organisée du 20 au 30 mars partout en France à l’initiative de l’association Générations Futures. Plus d’une dizaine de groupes locaux de Greenpeace vont y participer en organisant des actions de sensibilisation variées : stands sur des marchés, projections, interpellation d’élus, sensibilisation dans la rue.

Visuel_semaine_alternatives_pesticides_2013_bd

Pendant les 10 premiers jours du printemps, période de reprise des épandages de pesticides, le public est invité à mieux s’informer sur les enjeux tant sanitaires qu’environnementaux des pesticides et sur les alternatives…

Rejoignez les militants de Greenpeace et de toutes les associations partenaires,  ils se passe sûrement quelque chose près de chez vous !!

Mobilisons-nous pour une agriculture écologique, seule à garantir des pratiques agricoles et une alimentation saines aujourd’hui et pour les générations futures. Cette agriculture repose sur la biodiversité, sur la protection des sols, des eaux et du climat et ne contamine pas l’environnement avec des produits chimiques ou des OGM.

Le commerce de l’eau

144537469260871129_0y1OJq7t_c

En France, 8 personnes sur 10 achètent leur eau à un fournisseur privé. Trois géants se partagent cet énorme marché : Veolia, Suez et la Saur. Loin d’assurer une eau bon marché et de qualité, ce modèle permet surtout au secteur privé d’engranger de substantiels bénéfices, au détriment des usagers. La gestion privée de l’eau favorise aussi la corruption. C’est ce que met en évidence le documentaire de Leslie Franke et Herdolor Lorenz Water makes money, sorti sur les écrans en septembre 2010. L’entreprise française Véolia n’a pas vraiment apprécié l’enquête, et a tenté d’en empêcher la diffusion. Il a pourtant été projeté plus de 1000 fois et diffusé à plusieurs reprises par Arte.

Selon la loi allemande, seuls les réalisateurs d’un film, et non le distributeur, peuvent être poursuivis. La filiale allemande de Veolia a finalement renoncé à porter plainte contre les réalisateurs allemands. Mais le groupe a décidé de poursuivre pour diffamation « La Mare aux canards », le distributeur français du film, et Jean-Luc Touly, ancien cadre de Veolia et protagoniste central du documentaire. Les faits rapportés ne sont pas contestés. Seuls points récusés : l’utilisation du mot « corruption » et l’affirmation selon laquelle le groupe aurait proposé à son ancien salarié un million d’euros pour qu’il renonce à publier son livre « L’eau des multinationales : Les vérités inavouables ».

Le procès s’ouvrira le 14 février prochain au Palais de Justice de Paris, à 13h30. Jean-Luc Touly et La Mare aux canards sont menacés de fortes demandes de dommages et intérêts. S’ils sont relaxés en première instance, Veolia pourrait faire durer la procédure, à travers toutes les instances possibles… L’équipe de Water Makes Money invite à organiser de nouvelles projections du film à l’occasion du procès.

Basta février 2013

Voir le doc sur Arte :

http://www.arte.tv/fr/water-makes-money/3752030.html

Rio : sommet des peuples

Quarante ans de conférences sur l’environnement : et nous et nous ?

Quarante ans après la première conférence sur l’environnement organisée par l’ONU, il n’est pas certain que les politiques aient fait beaucoup de progrès pour protéger la planète.

Commencé depuis le 15 juin, le Sommet des Peuples va tenter d’infléchir le cours des négociations pour l’instant plus que décevantes des délégués officiels qui se réuniront à partir du 20 juin. Une suite peu encourageante des trois conférences mondiales sur l’environnement déjà organisées depuis 1972. Si il existe une différence essentielle entre la conférence de Stockholm et celle de Rio de Janeiro de cette année, elle réside d’abord dans la nature des rapports entre les participants officiels et la société civile. En 1972, la distance entre le centre de conférence des chefs d’Etat et les forums et rencontres des associations n’était que de quelques centaines de mètres à parcourir à pied, et nulle mesure sécuritaire ne séparait les uns des autres. En 2012, il faut prés d’une heure d’autobus pour aller de l’une à l’autre puis monter patte blanche. Evolution qui en dit long sur l’altération de la qualité des échanges entre les politiques et ceux qui contestent leur inaction. D’autant plus, autre caractéristique fondamentale de ce qui s’est passé à Stockholm, que les uns pouvaient aller s’exprimer chez les autres et réciproquement. Un ministre, voire un chef d’Etat ou de gouvernement, n’hésitant pas à venir affronter les contestataires et discuter pied à pied avec eux. Ce qui, par exemple donna un splendide dialogue entre Indira Gandhi, première ministre de l’Inde, et une salle parfois houleuse de militants.

Le responsable de la conférence de Stockholm, Maurice Strong, et le défilé des jeunes. Sans un seule policier à l’horizon.Au delà des décisions prises et oubliées, Stockholm fut une fête de la parole, un festival de révélations et d’échanges sur l’état du monde, sur les pollutions, sur les destructions, sur la démographie, sur les famines, sur l’agriculture, sur la baisse déjà constatée de la biodiversité, sur le mauvais état des mers, sur la régression de la forêt amazonienne, sur le sous développement ou sur le (mauvais) sort trop souvent réservé aux Peuples Premiers. Toutes les questions qui motivent aujourd’hui la mouvance environnementalistes, y compris celle du réchauffement climatique étaient déjà posées. Tous les jours, un quotidien associatif financé par les Suédois sans aucune contrepartie ni censure, et sous-titré « L’environnement c’est de la politique », rendait compte des affrontements verbaux et idéologiques au sein de la société civile et entre les officiels. Peut-être, il ne faut pas écarter cette hypothèse, parce que le mouvement environnementaliste et écologique n’était pas encore professionnalisé, la conviction et la connaissance des dossiers tenant alors lieu d’une force de frappe que nombre d’apparatchiks de l’environnement n’ont peut être plus toujours. L’écologie politique restait balbutiante en France et les associations françaises ont été peu représentées dans un rassemblement dominé par les Anglo-Saxons et, aspect plus surprenant, par des militants et des délégations de ce qui se nommait encore le tiers-monde.

Le 14 juin, à l’issue d’une conférence qui dura une dizaine de jours, un cortége bariolé de milliers de jeunes a parcouru la ville. Sans escorte policière, même lorsque les premiers rangs, plutôt dénudés, parvinrent au pied des marches de la conférence officielle. Ils apportaient une résolution demandant « un moratoire arrêtant pendant dix ans le meurtre de tout être humain » dans lequel était notamment écrit : « Que pour une période d’essai de dix ans commençant le 1er juillet 1972, tous les gens de la terre et tous les gouvernement ayant la prétention de représentants ces gens, qu’ils soient tribaux, locaux, nationaux ou internationaux, reconnaissent que l’Homo sapiens est une espèce en danger et proclament dans l’allégresse un moratoire de dix ans à la chasse, au massacre et à l’empoisonnement de l’environnement des êtres humains ». Un texte qui reste hélas d’actualité…

En ce début d’après-midi, surgit de la plénière, le Canadien Maurice Strong (1) descendit les marches, son strict costume et sa cravate tranchant sur les couleurs du cortège. Après avoir écouté la proclamation il expliqua qu’il était entièrement d’accord avec son contenu. Succès garanti. Il faut bien sur faire la part de la récupération dans cette étonnante rencontre mais quelles qu’aient été les arrière-pensées des uns et des autres, la scène illustrait parfaitement l’atmosphère d’une conférence qui vit les militants et le jeunesse faire pression sur les gouvernements et être sinon écoutés, au moins entendus. Pour le plus grand bénéfice de l’opinion publique jusque là indifférente.

Pour le reste, malgré l’opposition, soulignée par les leaders du tiers- monde, entre les pays développés inquiets des destructions et pollutions et les pays du Sud en besoin de développement contre la misère, la Conférence adopta des mesures ou des résolutions qui seraient aujourd’hui considérées comme novatrices. Qu’il s’agisse des ressources naturelles, des rejets toxiques, de la préservation de la flore et de la faune sauvage, de la pollution des mers, de la surpêche, des catastrophes naturelles, de la stabilité des prix agricoles et des matières premières, de l’action de organismes internationaux, de l’indemnisation des victimes de pollution ou de la fin de l’impérialisme des nantis. Tous ces points étant précisés et développés dans une déclaration en 25 articles dont la négociation dura plusieurs jours et plusieurs nuits car, on contraire de ce qui se passe désormais, elle n’avait pas été rédigée à l’avance par des technocrates internationaux.

Mais la suite prouva que, pour les gouvernements, le chemin à parcourir était encore long et que les conférences seraient hélas condamnées à régresser ou à se répéter sous les influences conjuguées des égoïsmes étatiques, des lobbies industriels et de la mondialisation.

Source : Politis

Lien avec le sommet des peuples :

http://cupuladospovos.org.br/fr/

Printemps des semences

télécharger l’appel printemps des semences

télécharger aussi le kit « Printemps des semences paysannes et fermières ».

Avec le printemps viennent les semis… le collectif Semons la biodiversité réclame l’abrogation de la loi sur les Certificats d’Obtention Végétale du 8 décembre dernier et l’interdiction des cultures l’interdiction des cultures et de la commercialisation de plantes OGM », le rejet du brevet européen unitaire sur les gènes et les procédés d’obtention des semences dont le Parlement Européen doit débattre en mai prochain, ainsi que de l’accord ACTA qui oblige les États à lutter eux-mêmes contre l’utilisation libre des semences de ferme tout autant que d’internet.

Il est urgent en effet de reconnaître le rôle des paysans dans le renouvellement et la gestion dynamique de la biodiversité cultivée et de leur rendre leurs droits sur leurs semences.

Cet appel s’adresse à tous : organisations, citoyen(ne)s, paysan(ne)s, jardinier(e)s, élu(e)s… pour que notre souveraineté alimentaire et notre agriculture ne soient pas délaissées aux mains de quelques firmes semencières et chimiques. Nous appelons chaque organisation à le relayer auprès de ses membres.

Les politiques écoutent les citoyens avant tout lorsqu’ils sollicitent leurs suffrages. L’objectif est de nous mobiliser pour obtenir avant les élections (présidentielles et législatives) l’engagement de chaque candidat de tout faire pour abroger cette loi inique et la remplacer par une loi de reconnaissance des droits des paysans, des jardiniers et des artisans semenciers sur leurs semences.

Un autre objectif consiste à organiser aussi des événements destinés au grand public.

Printemps des semences paysannes et fermières : Mode d’emploi

Vous pouvez :

  • organiser des événements locaux, par exemple, des bourses de semences pour continuer à échanger librement nos semences paysannes et fermières, des semis volontaires de semences paysannes et fermières pour que la biodiversité cultivée puisse continuer à pousser dans nos champs et nos jardins
  • interpeller des responsables politiques, professionnels ou administratifs qui ont appuyé la loi
  • organiser des semis de maïs population et demander aux élus de les predndre sous leur protection contre les pollutions OGM
  • diffuser des informations sur les marchés…
  • Inviter vos élu(e)s et les candidats à ces évènements et allez les rencontrer pour qu’ils signent l’engagement d’abroger la loi COV. Voir  les réponses des candidat(e)s à la demande d’abrogation de la loi COV.
  • Interpeller vos élus régionaux, départementaux et municipaux pour que leurs assemblées adoptent des motions de demande d’abrogation de la loi . Voir les motions votées
  • rencontrer les différents candidats aux élections (présidentielles et législatives) pour qu’ils s’engagent à faire abroger la loi une fois élu (exemple de vœu d’engagement dans le kit « printemps des semences paysannes et fermières »).

Suivant l’évolution du feuilleton de l’interdiction de culture du MON 810, d’autres initiatives seront éventuellement organisées.

Vous trouverez sur ce site une compilation des actions programmées ou déjà organisées, ainsi que les outils de la campagne (modèle d’engagement des candidats et de motion dans le kit « Printemps des semences paysannes et fermières ».) qui vous donneront toute information utile.

Dans tous les cas, informez nous (voir contact ci après) de toutes vos actions, motions adoptées…, pour que le Printemps des semences paysannes et fermières et sans OGM puisse être visible dans toute la France et pour que la diversité de vos actions puisse avoir un réel impact. Informez-nous suffisamment à l’avance de vos actions pour que nous puissions en faire l’annonce sur le site.

Puis si possible, envoyez-nous après l’évènement un court compte-rendu et quelques photos.

Pour nous aider à répertorier tous ces évènements, contactez-nous :

anne-charlotte@semencespaysannes.org,

william@confederationpaysanne.fr,

michel.metz5@gmail.com

One thought on “Printemps des semences paysannes et fermières sans OGM”

Pétition apiculture

L’impossible coexistence « OGM / apiculture » établie par la justice

Depuis l’apparition des premières cultures d’OGM en Europe il y a quelques années, les apiculteurs ne cessent d’alerter les pouvoirs publics sur l’impossible coexistence entre ces cultures et l’apiculture. Sous l’influence du lobby OGM et semencier, la Commission Européenne et les autorités nationales sont jusqu’à présent restées sourdes à cet appel.

Or, un apiculteur allemand qui a constaté la présence de pollen de maïs OGM MON 810 dans son miel a intenté une action en justice. Le 5 septembre 2011, la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) a décidé qu’un tel miel ne pouvait pas être commercialisé [1].

Nos gouvernants ne peuvent donc plus feindre d’ignorer cette réalité : l’autorisation de cultures d’OGM en plein champ serait fatale à l’apiculture (miel, pollen, propolis) et à l’abeille.

Gare aux manigances

Les consommateurs européens ne veulent pas d’OGM dans le miel. La prise de conscience environnementale est devenue telle que la Commission Européenne ne peut prendre le risque de sacrifier délibérément l’abeille au profit de multinationales. Depuis la décision de la CJUE, les tractations vont pourtant bon train.

L’arrêt de la Cour de Justice s’appuie sur le fait que le pollen de maïs MON 810 n’est pas autorisé à la consommation humaine. Des manipulations juridiques qui permettraient de contourner cette interdiction dans le cas du miel sont à l’étude, au mépris de la transparence exigée par les consommateurs.

Seule solution : le moratoire

La coexistence des cultures OGM en plein champ et de l’apiculture est impossible. Personne ne peut plus ignorer cette réalité.

L’abeille est un élément indispensable de l’environnement, de la biodiversité, et un atout incontournable pour la pollinisation de nombreuses cultures. Déjà mise à mal par la pression des pesticides, elle pourrait tout bonnement disparaître de nos campagnes par décision politique, ou être accusée de disséminer les pollens OGM !

Face à ce risque inadmissible, nous demandons instamment à John Dalli, Commissaire européen à la Santé et à la Consommation, et à nos décideurs européens et nationaux de protéger l’abeille, l’apiculture et les professionnels de l’apiculture et de : - suspendre immédiatement et ne pas renouveler l’autorisation de culture en plein champ du maïs MON 810, - bloquer l’avancée de tous les dossiers de plantes génétiquement modifiées nectarifères ou pollinifères,
- faire évaluer rigoureusement l’impact des plantes transgéniques sur les ruchers, notamment les couvains et les abeilles hivernales, et de rendre publics tous les protocoles et résultats - respecter le droit à la transparence pour les consommateurs.

Le miel et les produits de la ruche doivent rester des aliments sains et naturels.