Meu lugar ?

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19 juin 2013.  Des mobilisations d’une ampleur inattendue ont gagné les principales villes du Brésil.  Au départ dressés contre l’augmentation des prix des transports publics, les manifestants se plaignent de l’insuffisance des infrastructures sociales, au moment où le pays se plie aux injonctions de la FIFA et multiplie les dépenses dans la perspective de la prochaine Coupe du monde de football. Jacques Denis décrivait en janvier dans nos colonnes combien la préparation d’un tel évènement planétaire, ainsi que celle des Jeux olympiques de 2016, pèse sur les prix de l’immobilier à Rio.

Répression et rénovation urbaine dans les favelas

Rio de Janeiro endosse sa tenue olympique

« Laissez rugir l’esprit animal du secteur privé », conseillait récemment l’hebdomadaire britannique « The Economist » à la présidente brésilienne Dilma Rousseff, confrontée à un ralentissement de la croissance dans son pays. Il est un domaine où résonnent déjà les feulements des investisseurs : celui de l’immobilier à Rio de Janeiro, un secteur dopé par la préparation d’événements sportifs planétaires.

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par Jacques Denis, janvier 2013

Début septembre. C’est la grand-messe du Brésil cathodique : chaque soir, le pays vibre aux rebondissements d’« Avenida Brasil », la telenovela qui oppose depuis six mois la brune Rita à sa belle-mère, la blonde Carminha. L’une a grandi dans la zone périphérique populaire de Rio, abandonnée par l’autre qui a vendu la maison du père, mort sur l’avenue du Brésil, symbole de ce pays à deux vitesses. Derrière cette intrigue des plus basiques se trame une tout autre histoire : « C’est la préparation psychologique d’une partie de la population, les classes moyennes des beaux quartiers de la zone Sud, au fait qu’elles vont bientôt devoir déménager dans la zone Nord », analyse Eduardo Granja Coutinho, professeur en sciences de la communication à l’Université fédérale de Rio. A l’en croire, un phénomène de société télévisuel peut donc en cacher un autre, moins virtuel : la flambée des prix qui fait de Rio un immense Monopoly. Une des chansons-phares de la série ne s’intitule-t-elle pas Meu Lugar, mon logement ?

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Se loger, c’est le sujet du moment. A la plage, dans le bus, dans les dîners, on n’entend parler que de ça. Depuis plusieurs années, la fièvre spéculative a peu à peu fait grimper les prix et, du coup, la pression sur les Cariocas (les habitants de Rio), qui consacrent désormais une large part de leur budget à ce poste. Entre janvier 2008 et juillet 2012, la ville a connu une hausse des prix de 380 % à la vente et de 108 % à la location. Faute de moyens, certains songent même à déménager dans des quartiers où ils ne mettaient jamais les pieds auparavant : des favelas que les autorités ont entrepris de méthodiquement « pacifier » (lire Pacification musclée) — et ce avec d’autant plus de vigueur qu’il faut préparer la Coupe du monde de football de 2014 et les Jeux olympiques de 2016, deux événements qu’accueillera Rio.

 

Ecosystème

Il y a 10 ans en 2002, Franz Broswinner chercheur universitaire d’Hawaï, dans son essai « Ecocide », retracait l’impact des populations et de nos sociétés sur l’écosystème à travers l’histoire de l’humanité et plus recemment avec la croissance incontrolable et le capitalisme moderne.

Différents exemples des relations problématiques entre nature et société : Les grecs et les Romains puis les Mayas de 200 à 900, l’autodestruction des habitants de l’île de Paques les Rapa Nui de 700 à 1700 qui se termine par une débacle écologique et sociale.

L’accéleration de la révolution industrielle et du capitalisme actuelle sont les derniers grands exemples.

Repenser nos économies de croissance et agir sur des actions concrètes : différents liens :

http://alter-echos.org/

http://www.janegoodall.fr/

http://viacampesina.org/fr/

Au Brésil

http://www.ibama.gov.br/

Au Mexique Chiapas

http://www.otrosmundoschiapas.org/index.php