Body and soul

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F.Herzog

entretien avec Alondra Nelson

extrait de Vacarme :

Dans son ouvrage Body and Soul. The Black Panther Party and the fight against medical discrimination (University of Minnesota Press, 2011), Alondra Nelson, professeure à l’université de Columbia à New York, retrace un aspect méconnu de l’activisme des Black Panthers à partir de la fin des années 1960 : leur combat pour l’accès aux soins et l’ouverture de cliniques communautaires dans les quartiers noirs. Dans ces lieux, les soins étaient dispensés par des médecins et des infirmières ralliés à la cause mais également par les militants eux-mêmes qui s’étaient emparés des savoir-faire médicaux.

On se représente toujours les Black Panthers comme des militants armés, engagés dans un conflit violent avec l’État. Votre travail montre à quel point leur activisme dans le domaine de la santé a été occulté. Comment l’expliquez-vous ?

Aux États-Unis, à gauche comme à droite, qu’on ait des sympathies pour les Black Panthers ou qu’on les considère encore comme des terroristes, on partage l’image du Black Panther Party (BPP) comme mouvement armé et para-militaire. Pour les uns, cela s’explique par la peur que leur inspire le BPP, pour les autres, par un certain romantisme de la lutte armée. Y compris nous les chercheurs, sous-estimons certainement les ravages faits par Cointelpro, le programme de contre-espionnage mis en place par le FBI pour venir à bout des Black Panthers.

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