Occupation

Nouvelles de Palestine, extrait du Monde Diplomatique Aout 2012 :

Désormais la communauté internationale, accepte la vision israélienne des relations entre Israël d’un côté, Gaza et la Cisjordanie de l’autre : ce n’est plus une relation entre un occupant et un occupé, mais une relation entre parties en conflit, régie par les lois de la guerre. Ce point est capital et rend improbable un changement majeur dans l’attitude des gouvernements américain et européens, incapables d’échapper à cette vision.

Et il ne faut se faire aucune illusion (j’exprime ici mon point de vue) sur un éventuel changement de la politique américaine, en cas de réélection du président Obama.

Cette politique israélienne, rappelle Sara Roy, s’accompagne à la fois de l’expulsion de populations entières — le nombre de Palestiniens vivant dans la vallée du Jourdain est passé, entre 1967 et aujourd’hui de 250 000 à 50 000 —, de l’extension du travail des compagnies minières israéliennes en Cisjordanie, etc.

Sous nos yeux, la Palestine se réduit petit à petit à une simple question humanitaire. Il s’agit d’alléger les souffrance des Palestiniens, provoquées par l’occupation. Tout en acceptant, comme à Gaza, de punir ces mêmes populations quand elles votent mal.

Et, malgré ses déclarations lénifiantes, l’Union européenne poursuit, sans aucune honte, sa politique de coopération avec Israël. Ce qui faisait dire à Leïla Shahid, déléguée générale de la Palestine auprès de l’Union européenne : « Sur le terrain, Israël défie la communauté internationale et détruit ce que l’Europe nous aide à construire. Comment expliquer alors qu’Israël demeure, et de loin, le premier partenaire de l’Europe dans la région ? Comment expliquer la signature de plusieurs accords sans contrepartie politique et alors même qu’Israël prive un autre partenaire, la Palestine, de mettre en œuvre ses propres accords avec l’Union européenne ? Comment exiger des autres partenaires de respecter leurs obligations pour obtenir des bénéfices déjà accordés à Israël, qui est pourtant responsable de violations graves et répétées du droit international ? Il revient à l’Union européenne de tirer les conséquences de ces questionnements afin de préserver son rôle, sa crédibilité, et son image, non seulement en Palestine, mais dans la région, et au-delà. »

En conclusion, Sara Roy voit quelque espoir dans une montée de nouvelles forces en Palestine, parallèlement au printemps arabe, mobilisées dans des formes de luttes non-violentes ; dans un renforcement de la solidarité entre les Palestiniens d’Israël et ceux des territoires occupés ; dans la défense de la revendication du droit au retour des réfugiés.

Ce qui est sûr, c’est que l’occupation se poursuivra tant qu’Israël ne paiera aucun prix réel, lourd, concret, au niveau local, régional (changements dans le monde arabe) et international (politique de sanctions).

A.Gresh

Till Roeskens :

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s